La FARAPEJ, une Fédération d'Associations pour se Former, Réfléchir et Agir sur la Prison et la Justice.

Sensibiliser et informer le grand public sur la prison et la justice : pourquoi et comment ? Rendez-vous le 1er avril



La mort en prison, hommage et mise en lumière

Le mardi 16 février 2016 de 12h à 17h, le collectif Les Morts de la Prison organise un rassemblement sur la place du Palais Royal à Paris.

Cet événement met en lumière la question de la mort en prison et plus particulièrement les conditions dans lesquelles les personnes détenues décèdent chaque année dans les établissements pénitentiaires français, dans le plus grand des silences.

La mort, qu'elle survienne à l'issue d'une maladie, de façon naturelle ou d'un suicide, fait indéniablement partie du quotidien carcéral. La mort en prison est la marque ultime d'une dépersonnalisation et d'un oubli de la dignité des personnes détenues. En prison, on ne dit pas qu'une personne vient de perdre la vie, mais qu'un corps est "DCD".

La mort des personnes incarcérées n'a jamais été au coeur des débats sociétaux. En effet, la violence que représente la détention sur les personnes détenues est banalisée et la mort en est rendue anodine. Lutte contre l'oubli des personnes décédées en prison est une façon de rendre leur dignité aux hommes, aux femmes et aux enfants incarcérés.
C'est aussi l'occasion d'alerter sur les conditions carcérales des 66270 personnes détenues aujourd'hui et de prévenir de nouvelles disparitions.

C'est au nom de ce combat pour préserver la dignité de chaque personne humaine que les noms d'une centaine de personnes détenues décédées en 2015 dans les prisons françaises seront lus et que des témoignages seront livrés par des personnalités du monde prison-justice, ce mardi 16 février 2016. De plus, des actrices et des acteurs du monde prison-justice accueilleront le public jusqu'à 17h afin d'informer et de poursuivre les discussions.

Organisé par la Cimade, David et Jonathan, la Farapej, le Genepi, le Secours Catholique, avec le soutien de Carcéropolis, du Courrier de Bovet, du collectif Les Morts de la rue, de l'Observatoire International des Prisons et des Petits frères des pauvres.

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